Console et m'envole

CATMAT / 25.01.2020, Atelier Petit Ney


Solitude



Je me frotte, butte et craque aux rocs réfractaires de l'humain côtoyé
Trop longtemps trop souvent des passants des constants
Rien ne lime les crêtes acérées de cette promiscuité forcée
La solitude est douce à qui se sait aimée
Parcelles choisies avec minutie et parcimonie
Je marche
Loin d'eux, loin de ça, d’entassements, de tourments
Je marche
Au froid de mes doigts dans la nuit
Je marche
Au soleil et lumière éblouie
Je marche et
Ressource de soi, du vent, du ciel et de la terre
Bruit de la mer sans amer et disfonctionnement sévère de ceux qui
Domine et malmène, indiffère à ta tache labeur,
Ceux qui agressif ou défont ce qui te fait
Les méfaits griffent à ta voix qui se grippe
A ton corps qui se crispe
A ces cris qui se cassent en morceaux de silence
J’avance en cuirasse modelée autour de mes fragilités creusées
J'ai la tendresse assurée de peu d'êtres assumés
La certitude d'une main serrée entre nos draps liberté
La joue d'un enfant contre mon cœur rassuré
Quelques rares caresses amies prises ou données en passant
La solitude
Contre ceux qui m’effritent et m'effraient
La solitude
Celle qui console et m’envole vers ceux-là quand le moment est juste là
Pour soi