C'est reparti...

CATMAT / 30.03.17
Slam' Impro au Petit Ney

1 mot à sauver, 1 mot à supprimer, 1 mot qui a perdu son sens, 1 mot des plus urgent
à dire à ses contemporains, 1 mot qui pourrait faire advenir un monde meilleur :
Président, Suppression, Humour, Beauté, Fraternité

PRESIDENCE ?


Il y a le haut du panier
Ceux qui président à la destinée
De ceux agglutinés dans le fond de l'osier.

Situés tout au sommet des pyramides élaborées en même temps que la création de la propriété privée - c'est pour dire qu'elles ont eu le temps de s'installer bien avant qu'un quelconque pharaon n'est l'idée, lui, de se la bâtir en taille réelle, c'est à dire démesurée, pour assurer son éternel pérennité,
Car aussi chef ou tête soit on, on fini toujours par nourrir les vers de terre ou les lézards du désert, mais la mortelle condition est très précisément proportionnelle à l'importance toute personnelle qu'on se donne.

Encore que, la politique d'après moi l'déluge, me semble tout aussi proportionnelle aux barreaux de l'échelle que le désir d'être soi même éternel.
Plus tu garnis ton escarcelle, plus elle te semble belle mais encore beaucoup trop maigre.

Et donc le président préside.
Il est celui (qui a dit celle?!), celui donc qui décide, arbitre, ordonne, coordonne, boutonne ou déboulonne, défini, sacrifie (toujours la mort dans l'âme mais le réalisme économique ne saurait souffrir de la niaise vision toujours totalement utopiste de ceux qui ne réalisent pas qu'ils leur faut sacrifier leurs rêveries sur l'autel des nécessaires réformes dont la qualité oxymorienne consiste à aller de l'avant en effectuant une impeccable marche arrière)
Et donc le président préside à la destinée des électeurs, des travailleurs ou des chômeurs, après avis éventuellement consultés de futurs présidentiables, tout ce petit monde très aimables ayant revêtu son plus beau costume au frais des... Contribuables,  bien sûr.

Et si quelqu'un prône la suppression de la tête qui nous contrôle on entend aussitôt pleurer celles et ceux dont l'emploi ne consiste qu'à ce rôle rare mais tellement inattendu qu'il nous faut leur rémunérer à l'année à grand frais afin qu’ils soit prêt donc à pleurer sur la pauvre Marie Antoinette qui ne demandait après tout qu'une distribution de brioche.
Gardons notre sens de l'humour, c'est une des rares choses qu'on ne peut ranger dans un plan d'austère austérité.
La beauté du geste aussi : une main tendue, une chanson partagée, un échange non monnayé ou un sentiment de fraternité.
Et j'avoue que depuis que j'ai l'âge de compter je me demande à quoi ça sert d'être diriger puisqu'il nous faut alors calquer notre destinée sur le bien être et la pérennité de ce pouvoir qui impose essentiellement son bon vouloir.
Alors ce soir, nous allons boire! Sans attendre le grand soir, nous allons trinquer à nos chemins de traverses qui tracent entre les gouttes de l'averse quelques alternatives suggestives qu'une autre vie est possible