Hommages

CATMAT / 20.12.17, pour Philippe Durand du Petit Ney et notre belle planète partagée

Petit parterre de bouts d’planète


Vous l’avez peut être déjà croisé dans le quartier
Ce bonhomme de Noël sans décorum
Il arpente un territoire merveilleux
Droit dans ses bottes de 7 lieues
En Casquette et rouflaquettes
Depuis quelques parcelles d’années
Du côté du boulevard Ney
Dans ce p’tit coin du 18ème
Au 4 vent il sème
Des graines d’engagement et d’amitié
Un peu de piment et beaucoup d’humanité.

A pied, à vélo et sans auto il a nourri de ses pensées son bébé Petit Ney
A pied, à vélo et sans auto il s'est battu pour plein d’sous qu'il a obtenu (*)
Un journal à ses débuts
1994, agir local, déjà, pour s’agiter les idées dans l’bocal
1999 : un toit et 4 murs après moultes bagarres municipales
Un bar, des tables et des chaises, une scène, mais pas de piédestal
Ici on cause, on crée, on lit et on bricole, à hauteur de tête d’humain
Histoire de se prendre par la main pour nourrir d’autres lendemains.
Il a même versé son sang à la cause … pour la métamorphose du Poussiney
Quand son vieux plafond il dépose.
Car pour les p’tits, les ouistitis qui sortent du nid
Il a des mots et des images qui gambadent au fil des pages
Il a plein d’histoires au bout des doigts
Pour faire rire et grandir tous les p’tits loups qui sortent du bois.

D’ailleurs, si on avait tous les pouces verts
Pour faire du 18ème un jardin extraordinaire
Planquer l’bitume sous des containers
Remplis de terre, de graines de plantes et d’espérance,
Si on avait toutes et tous la même appétence à remplir d’abondance
Notre petit coin d’terre, petit parterre de bouts d’planète
Mis bout à bout ça s’rait la fête, et p’t’ête bien la défaite
Des manitous qui brassent des sous au lieu d’penser à nous
D’penser tout court, qu’la vie est courte, qu’la vie est belle
Qu’il n’tient qu’à nous d’en faire jaillir des étincelles
Pour tous ces p’tits bouts qui vont v’nir rire et courir bien après nous.

Merci Philippe !


(*) Antonietta Pizzorno, Conteuse