Rencontre

CATMAT / 16.11.19, Atelier Lieusaint


Un jour qui compte

Photo : Chantal Carbon



Une rencontre
Un jour qui compte
Au creux du wagon de métro
Tu cherches tes mots
Ton courage à deux mains
Pour interpeller les humains
Vendre ton journal pour avoir du pain
Un journal de rue
Pour ceux qui se retrouvent nus
Démunis de tout
Mais tout le monde s'en fout
Les regards du métro se baissent
Et tout seul te laisse
Et tout seul te blesse
Tu hurles à la mort ta détresse
Te rues sur le quai
Et déjà  tu pleurais
Tes mots de désespoir
Ne plus rien vouloir
Regarder les rails
Tu sens que tu dérailles
En finir vite
La mort comme une invite
Je t'ai pris dans mes bras
Ne pas descendre encore plus bas
Des paroles d'espoir
Pour te sortir du gros trou noir
Te serrer dans mes bras
Toi l'humain que je ne connais pas
Toi si proche de moi
Dans un monde qui te broie
Je t'ai aimé si fort dans ces quelques instants
De toutes mes forces je te voulais vivant
L'indifférence est une arme mortelle
Habituelle