" Les printemps sonnent creux quand tarit la parole "
André CHEDID


CATMAT / 02.04.05


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Je n'écris pas pour passer le temps
Pour le croquer le détourner l'apprivoiser
Ca oui peut-être
Pour apparaître
Un bref instant, brèche d'éternelle
Fraternité. Fenêtre ouverte
Sur les visages du passé,
Présent connu ou inconnus,
Présage d'un futur collectif :
Le monde est plein d'individus
Dis-moi les mots qui se bousculent ;
Bascule et roule,
La parole est à prendre
Un cœur à perdre ou à entendre.
Rendre les larmes, comprendre les armes
Rendre les armes, apprendre les larmes
Calme un moment puis rebondir…
Ecrire la vie, rire les rêves
Ratisser l'impossible, ensemencer l'oubli ;
Lire l'infini, finir au lit
Libre d'aimer même si mais
Mettre à l'abri son cœur meurtri
Entre les mains d'un bel amant
Mentir un peu la vérité
Pour mieux le dire et le transcrire
Disait l'poète qui s'y connaît
Capable de faire trembler les idées
Les mieux ancrées
Les sentiments trop malfaisants
Défendre par ceux qui ont écrits
Passé présent et pas d'oubli,
Travailler son propre jugement
Jouer des yeux et des oreilles
Dans la pagaille information,
Veiller déformation,
Moule à être et à penser
Peser au seul aune de l'humain
De tous et de chacun
De tous et de chacun : 2 termes en équilibre,
Pour être juste pour être libre ;
Pour être juste, pour être libre !