Les rêves de douleurs pures

CATMAT / 24.07.02

J'ai perdu le goût de la souffrance
dans le scalpel
Et la plaie dans mon flan pour
un rein nécrosé
Déjà,
Les spasmes néphrétiques m'avaient
rendue plus sage
Au fil des ans les rêves de douleurs pures se diluent dans la douleur vraie, subie sans plaisir ni mises en scéne.

Dommage...
Et le pus qui s'écoule d'une cicatrice trop vite soudée qu'il faut sonder, gratter, désinfecter, loin l'intérieur, jour après jour, la chair ouverte
Méfiez-vous de ces corps ou de
ces âmes en surface trop lisses
J'ai comme eux la pudeur
des blessures profondes


- supure -



Humble dédicace à Fassbinder & pasolini + petit clin d'œil au " portrait de Dorian Gray " d'Oscar Wilde