Femme dans la Ville #1

CATMAT / 19.01.13


La
dernière

étincelle 



Paris est une île
Où les fous hissent la grand voile les soirs d’idées noires et :
Vogue les ruelles, assemblage dentelle d’une ville qui cisèle les idylles,
Plaine fertile aux rencontres malhabiles ou graciles.
J’enfile une rue ficelle et tire ma pelote d’une aventure sans parole.
Je mobile le futile, affûte mon rycil et
Remonte les bretelles de l’homme las (là) qui ne recèle ni
ne cisèle mon désir d’il.
Cuissarde en bandoulière
Je danse sous la pluie
Les trottoirs rutilent
Et j’avale pêle-mêle
Pistil et étamine,
Ce soir,
Je me sens :
Irrésistible.
J’aime.
J’aime aimer comme on distille la vie sans compter quand la mort crécelle au visage des jouvencelles sans âge ni raison.
L’horizon s’enfuit sous mes pas,
Je trébuche dans les restes fragiles de l’enfance enfouie,
Fouille le présent comme on s’enfonce en enfer,
Enfile les mots, les actes et les perles de vie
Comme on tisse la chaîne de l’encre qui t’arrime encore à
la terre,
Avant que ne lâche la dernière étincelle.