Danser le Feu

CATMAT / 24.04.19, Concert d'Olivia Colboc au Théâtre de Verre : Danser le Feu


La
dérive des continents


Je marche dans les rues aux corps immobiles
Obnubilité des corps en transes figés
Une ville entière arrêtée dans sa course effrénée
Freinée dans son élan de : cours tout le temps
Stoppée par la musique venue des 4 coins cardinaux
De la terre et de l'air, du feu et de l'eau
Une voix portée par le vent
Un souffle émanant des profondeurs
Des notes incandescentes
Des rythmes coulant des sentiers ruisselants
Et la danse s'est emparée
Des corps endormis
Une danse libre aux membres gourds ou déliés, mêlés
Des chants peu à peu se sont éveillés dans les poitrines enfermées depuis tant d'années
Une prison forgée, sciemment élaborée pour se protéger
Une prison ignorée ou oubliée
Les yeux de chacun sont encore fermés
Mais bientôt, quand tout corps retrouvés
Les regards se découvriront
Ils s'ouvriront et souriront
Ronronnements de gorges libérées
Des mains, des dos, des épaules peut être se frôleront
Des cœurs se soulageront du trop de lourd à porter
Des ailes pousseront et des rencontres se feront
Alors nous irons, nous marcherons
Et chacun, et tous ensemble
Chacun et ensemble
Réglant nos courses sur celle du temps
A l'écoute de chaque instant
Comme la dérive des continents toujours en mouvement