Oasis

CATMAT / 03.03.15

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Chemins de soi(e)


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1ère OASIS

Poème : La goutte de pluie
"Sur les pavés tombent la pluie des insurgés..."

Sur mes années souffle le vent du temps passé
Dans ma mémoire pousse le vent de 1001 petites et grandes histoires
Dans mes armoires bien rangées bruisse le vent des trépassés tellement aimés
J'ai 5 ans susurre le vent un joli conte à mes oreilles d'enfant
Grand père sans se lasser m'envole au vent vers des clairières de liberté
La chèvre de monsieur Seguin coure au vent du grand élan qui nous étreint
Qu'importe que le loup hurle le vent la vie vaut et tant mieux si on est fou
Que la mort vienne chante le vent si la lutte est belle et qu'elle est mienne
Que la vie m'enivre danse le vent et peut être en restera-t-il quelques pages dans un livre

2ème OASIS

C'est mon refuge
Le lieu où 4 murs de certitudes tranquille me protègent
Le bruissement du vent dans les feuilles des grands peupliers et les taches de lumière sur le lino, soleil entre les aiguilles du sapin de Noël qui grimpe au ciel.
C'était encore une grange quand murmurait à mes oreilles les aventures de Blanchette, l'âme libre berçant mes siestes d'enfant blotti sur un matelas tout contre le grand corps de grand papa.
Il y a les carottes volées par brassées, rincées vite fait à la pompe avant d'être croquées cachés dans les forêts de fanes d'asperges.
La cabane-toilette dehors qui pue et qui fait peur avec son trou trop grand pour mes petites fesses et puis quel monstre se cache dedans?
La grange s'est faite belle et la maison sort de son cocon. Elle est le mien à tout jamais, grand mère me le disait, je la croyais.
Toutes mes vacances d'enfant, d'adolescente à dévorer tout cru les malles de livres du grenier au creux de la nuit, au creux du lit, au creux de ma vie.
Les marches longues avec la chienne sur mes talons le long de l'Indre bouillonnante.
Avec mon fils j'ai partagé ces moments là comme hors du temps.
L'amour et le soutient sans condition de ma grand mère sont les murs de sa maison.
4 murs de certitudes bienveillantes pour consoler mes errances et l'escalade du grand cerisier pour faire un peu contrebalance.
Les corps s'en vont dans les cimetières et mes croyances chimères vont être vendues au prix du marché comptant sonnant.
Sur mes années souffle le vent du temps passé
Dans ma mémoire pousse le vent de 1001 petites et grandes histoires
Dans mes armoires bien rangées bruisse le vent des trépassés tellement aimés

3ème Oasis : autre refuge d’enfant, autre grand-mère

(et que jamais du goût ne m'en délivre
J'ai 4 ans glisse le vent du premier grand tournant
Sur le chemin de la maison des parents coure le vent vers la nuit tendre de grand maman)